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Les différentes solutions de scolarisation dans une école 2020-07-29T10:33:58+00:00

 Les différentes solutions de scolarisation dans une école

A partir de 3 ans, l’enfant doit être inscrit dans son école de quartier. Tous les textes de loi précisent que l’école doit s’adapter pour que tous les enfants sans exception puissent y trouver leur place. A chaque étape de la scolarisation de votre enfant, les conditions d’accueil et d’enseignement doivent être adaptées à ses besoins. 

Si ce n’est plus le cas, il faut réfléchir avec les professionnels qui accompagnent votre enfant (enseignant, médecin, orthophoniste…) aux différents aménagements possibles pour poursuivre la scolarité dans les meilleures conditions pour votre enfant. Des démarches peuvent être nécessaires pour valider ces aménagements. En effet, il est nécessaire de remplir un dossier auprès de la MDPH afin de pouvoir se pencher sur le Projet Personnalisé de la Scolarisation (PPS), programmer les réunions de suivi de scolarisation, etc. 

SOMMAIRE : 

Les solutions de scolarisation à l’école pour un enfant handicapé : 

Les aménagements légers au sein de la classe : parfois, l’enfant peut seulement avoir besoin de quelques aménagements selon ces difficultés. Ces aménagements peuvent être matériels, comme l’utilisation d’une tablette ou un aménagement des horaires par exemple. Une orientation de la MDPH est nécessaire pour mettre en place ces aménagement pour votre enfant handicapé. 

Les Unités d’Enseignement en Maternelle (UEM) sont des classes d’un établissement médico-éducatif implantées dans une école maternelle pour y accueillir des enfants avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ou autres troubles envahissants du développement (TED). Elles permettent aux enfants entre 3 et 6 ans de débuter la scolarisation par un accueil très adapté et de faire les apprentissages scolaires de la maternelle à leur rythme, en groupe restreint. Les enfants y sont par groupe de 7 maximum. Cet accueil peut tendre progressivement, si c’est possible, vers la scolarisation dans les classes ordinaires par la suite.

Les Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire (ULIS) permettent aux enfants en situation de handicap de suivre un enseignement qui se découpe en deux temps : les temps de classe avec les autres élèves de son niveau et les temps de classe uniquement avec les enfants de l’ULIS avec un enseignement spécialisé.

Les classes SEGPA sont des classes de collège au nombre d’élèves restreint. Ces classes ne sont pas uniquement destinées aux élèves en situation de handicap mais à tous les enfants ayant d’importantes difficultés scolaires. 

Les démarches à suivre pour pouvoir bénéficier de ces aménagements : 

Remplir un dossier auprès de la MDPH le plus tôt possible : 

Pour obtenir des aménagements dans la scolarité de votre enfant, il est nécessaire de déposer un dossier auprès de la MDPH pour expliquer ses besoins. Le dossier MDPH comprend plusieurs parties. Il est rempli conjointement par les parents, le médecin de l’enfant, et l’enseignant référent. Pour en savoir plus, consultez notre section sur l’orientation et les démarches.

Une commission au sein de la MDPH se tiendra ensuite pour décider des aménagements auxquels votre enfant a le droit pour sa scolarisation.

Ces démarches peuvent prendre du temps : plusieurs mois au minimum. Il est donc important d’anticiper les demandes auprès de la MDPH.

La réunion de suivi de scolarisation :

Généralement, avant de rédiger le dossier pour la MDPH, une réunion est organisée à l’école ou au collège avec toutes les personnes qui connaissent l’enfant : le corps médical (médecin, infirmière, psychologue) l’enseignant ou les professeurs de l’élève, l’enseignant référent et vous.

Pendant la réunion, toutes ces personnes analysent avec vous la situation et préparent leur partie du dossier MDPH ensemble.

L’enseignant référent, qui est-il ? :

L’enseignant référent est une personne de l’éducation nationale qui suivra la scolarité de votre enfant pendant toutes les années suivantes. Vous le verrez une fois par an environ, pour faire le point et vérifier que la scolarité de votre enfant se passe bien

Parfois, l’enseignant référent ou une assistance sociale peuvent vous aider à la constitution du dossier MDPH complet (en particulier pour la première demande).

Comment finaliser le dossier MDPH ?

Une fois la réunion de suivi de scolarisation passée, vous devez compléter les autres parties du dossier MDPH et demander à un médecin qui connaît l’enfant de remplir le certificat médical (qui décrit les difficultés générales de l’enfant). 

Après le dossier MDPH : Le Projet Personnalisé de Scolarisation

Une équipe de professionnels de la MDPH (l’équipe pluridisciplinaire) étudie le dossier que vous avez envoyé, et rédige un document qui s’appelle le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS). Ce document décrit les modalités de scolarisation prévues pour votre enfant : type de scolarisation, lieu de scolarisation, aménagements à prévoir pour lui.

Ce PPS est très important : toutes les personnes concernées doivent le suivre.

La commission de la MDPH valide ensuite le PPS rédigé par l’équipe pluridisciplinaire. Ce PPS est alors envoyé, au directeur de l’établissement scolaire, éventuellement aux directeurs des autres établissements scolaires ou spécialisés concernés et à vous.

Chaque année, il est possible de revoir les aménagements en fonction de l’évolution de la situation de votre enfant handicapé. Pour cela il faut remplir un nouveau dossier complet pour la MDPH.

Large est le choix de scolarisation pour un élève handicapé : public, privé, pédagogie classique, alternative, école du quartier ou pas… Quand on inscrit son enfant à l’école, on se pose de nombreuses questions que ce soit en milieu ordinaire ou spécialisé. Quelques témoignages de parents qui éclairent sur les critères à examiner pour bien choisir l’école de son enfant. Lire la suite

« Nous souhaitons que notre enfant reste le plus longtemps possible dans une école ordinaire, pas trop loin de chez nous, car nous pensons qu’il apprend plus de choses au contact d’enfants ordinaires. Comme il se fatigue vite, nous nous sommes organisés pour qu’il rentre à la maison le midi. Si à un moment ça ne va plus, nous savons qu’il existe d’autres établissements mieux adaptés pour les enfants qui ont trop de difficultés au collège ordinaire. On verra ! »

Laurence, maman d’un petit garçon

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